Qu’est-ce que l’hallux valgus ?

L’hallux valgus (ou oignon dans le langage courant) – la déformation la plus courante de l’avant-pied – peut provoquer des douleurs et une diminution de la mobilité. Son développement et sa progression sont un processus multifactoriel.

Qu’est-ce que l’hallux valgus ?

Hallux est le mot latin qui signifie « gros orteil ». Dans le cas de l’hallux valgus, le gros orteil se trouve dans une position particulière. Le métatarse est normalement positionné en avant du gros orteil. Il est tourné vers l’intérieur. Mais pour une personne souffrant de cette affection, il se tourne vers l’extérieur (= position valgus). Cela provoque une bosse sur le côté du pied, à la base de l’hallux. L’oignon se définit comme une saillie osseuse et des tissus mous irrités autour de la masse.

L’hallux valgus, comme le souligne le Dr Julien Lopez, est causé par des anomalies anatomiques et mécaniques du gros orteil. Les facteurs héréditaires peuvent jouer un rôle, mais aussi le port de mauvaises chaussures (chaussures mal ajustées, talons hauts et chaussures qui se terminent en pointe). Cette affection est relativement plus fréquente dans les maladies associées à une inflammation des articulations, comme la polyarthrite rhumatoïde. Elle peut aussi être provoquée par le diabète mellitus (type 1). On estime qu’environ 10 % de la population en est atteinte.

On sait peu de choses sur le développement spontané de l’hallux valgus. Il débute généralement d’un seul côté, mais peut se manifester ultérieurement des deux côtés. Le développement de la déformation et de ses symptômes est rapide chez certaines personnes, tandis que chez d’autres, l’affection reste asymptomatique.

Comment diagnostique-t-on l’hallux valgus ?

Lorsqu’une personne ressent une douleur ou une gêne au niveau du gros orteil lorsqu’elle se chausse ou marche, elle doit rapidement consulter un médecin pour obtenir un diagnostic. Le diagnostic de l’hallux valgus est établi par le médecin, généralement un podologue, sans recourir à des tests spéciaux, simplement en observant et en touchant la zone affectée. Pour confirmer la première impression, le test baropodométrique mesure la répartition des charges sur le pied, au repos et en mouvement, et permet de comprendre dans quelle mesure le gros orteil est affecté. Ensuite, si nécessaire, le praticien peut aussi demander une radiographie pour déterminer le degré de déformation et l’intervention qui en découle.

Comment traite-t-on l’hallux valgus ?

Parfois, un chirurgien orthopédiste ou un podo-orthésiste peut corriger la position incorrecte à l’aide d’une attelle de nuit. Ce dispositif se compose de supports métalliques et d’une sangle en cuir placés autour du gros orteil et du pied. Il n’est porté que la nuit pour le confort de la marche. Pendant la journée, il faut porter des chaussures larges avec des semelles orthopédiques.

Toutefois, les déviations importantes ou la guérison permanente nécessitent une opération de l’hallux valgus. Cette intervention est réalisée par un chirurgien orthopédique. Lorsque le patient est encore relativement jeune, le premier métatarsien est généralement séparé en deux endroits (ostéotomie). Cela permet d’améliorer la posture du pied. Chez les patients plus âgés et en cas de déformation avancée, le chirurgien orthopédiste enlève un morceau d’os dépassant de l’articulation basale du gros orteil. Les interventions sur les « tissus mous » permettent de réparer les structures entourant l’articulation de la base du gros orteil qui ont été rétrécies ou étirées par l’hallux valgus.

Les mesures préventives comprennent l’utilisation de poches de glace, de semelles orthopédiques, de chaussures appropriées et, bien sûr, de médicaments (principalement par injection).

La récidive d’un hallux valgus déjà opéré peut se produire, mais n’est pas un principe. Le pourcentage de récidive varie en fonction de la méthode utilisée (pas de récidive si l’articulation est bloquée), et dépend aussi de la gravité du handicap.